Incendie du steamer Austria – Une œuvre d’Eugène Isabey
L'Incendie du steamer Austria, Eugène Isabey, 1858
Au musée des Beaux-Arts de Bordeaux, il est possible d’admirer le tableau d’Eugène Isabey, gigantesque de 3 mètres de haut et plus de 4,50 mètres de largeur. Cette peinture à l’huile datant du XIXe siècle représente un concentré des pires fléaux maritimes : le naufrage et l’incendie, tout ça sur une seule toile.
Le 13 novembre 1858, l’Austria (un navire mixte : vapeur et voile) transporte plus de 500 personnes de Hambourg à New York. Un médecin ordonne des fumigations au goudron dans un entrepont, entraînant le feu sur le bateau qui fait 443 victimes. Seule une soixantaine a pu être sauvée par l’arrivée inespérée d’un trois-mâts nantais qui croise l’Austria en plein milieu de l’océan Atlantique. Ce naufrage est l’un des plus importants du XIXe siècle. Eugène Isabey propose deux variantes de ce drame, dont l’une spectaculaire et monumentale, est présentée au musée des Beaux-Arts de Bordeaux depuis sa réouverture en 2013.
Le tableau est composé de trois diagonales qui transpercent la ligne d’horizon, traçant le triangle lumineux du drame sous un inquiétant faisceau noir aux flammes incandescentes. En regardant la toile de plus près, on observe les passagers affolés, vivant leurs derniers instants pour la plupart. Eugène Isabey a comprimé l’horizon de façon à concentrer l’attention sur les lignes brisées que forment le navire et les deux canots de sauvetage, là où se situent tous les éléments dramatiques de la scène. C’est le feu, plus que la fumée, qui capte le regard et éclaire étrangement la mer.
Un tableau rempli de couleurs et d’émotions, nous faisant ressentir l’angoisse et la frayeur des passagers. Eugène Isabey, à défaut d’avoir été marin, nous propose comme à son habitude, un tableau transperçant, cette fois-ci autour de la mer, de la mort et de l’espoir qui fait vivre.
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